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Accueil - Historique

 

   
 

 Une église romane


En 990, le duc Richard Ier de Normandie fonde l'abbaye de Troarn. Encouragés par leur suzerain, les seigneurs font des dons à l'abbaye. Vers 1060-1080, l'abbaye acquiert une propriété à Béneauville, le fief de Trouart et décide de l'exploiter elle-même. Elle y crée un moustier : une communauté de religieux. Dans la pratique, ce monastère est une grande ferme exploitée par quelques religieux. Qui dit monastère dit offices liturgiques, on suppose que ce sont les moines qui construisent la première église sous le vocable de Notre-Dame.

De l'extérieur, certains éléments de la nef attestent l'époque romane : les contreforts, le bandeau plat et la porte simple.
Les fenêtres en plein cintre du XIème siècle, très étroites, évasées vers l'intérieur et sans aucune décoration sont modifiées. Au XIIIème siècle, le haut des murs est transformé et les fenêtres, extérieurement seulement, sont légèrement retouchées en pointe pour leur donner l'aspect de lancettes

Les modillons :

Les modillons du Moyen Age, unis par des arcatures, figurent une série de têtes, nues ou avec capuche : peut-être les moines représentés avec leurs caractéristiques : barbe, cheveux longs et barbe, moustaches chauve imberbe à la  tête inclinée, gros yeux et bouche ouverte...Une autre série montre des animaux difficiles à identifier car ayant presque tous perdu leurs oreilles, et quelques scènes : bras et main versant à boire, un tonneau garni de cercles, un joueur de harpe.

 

 

La porte du chœur, cintrée, à archivolte et bordée de fleurs cruciformes.

Une église gothique

 

Au XIIIème siècle, des travaux sont entrepris dans la nef et un clocher est créé. La réfection du haut des murs en « dents de scie » atteste le XIIIème siècle. Pour faire un ensemble homogène, les fenêtres romanes sont retaillées « en lancettes ».

 

Les rénovations ultérieures

A la fin du XVIIème siècle, on construit le petit clocher actuel dit « clocher pignon » en bout de nef, dans un campanile à jour.

 

On construit également le porche et son fronton triangulaire de style classique.


Le 26 février 1792, en pleine tourmente révolutionnaire, l'église est entièrement rénovée.  Pendant plus d'un siècle, la chapelle ne connaît aucun changement. Au XXème siècle, certains travaux de réfection s'imposent.

 

 

 

Charpente dite en carène de vaisseaux

Dans les années 70, à l'occasion de travaux sur la toiture, sous un faux plafond en sapin, l'abbé Leclerq, prêtre de la paroisse, remarque la charpente en carène de vaisseau et décide de la mettre en valeur. Monsieur Delasalle, artisan, aidé du prêtre en personne, ôte le vieux plafond plâtré et ajuste une à une les deux milles planchettes de châtaignier qui s'encastrent entre les solives de chêne pour cacher les tuiles tout en laissant voir la voûte. On procède également au ponçage des petits motifs, des dalles, les pierres sont remises à nue pour redonner tout son éclat à l'ogive en arc brisé, les murs sont recrépis en laissant apparents les blasons des familles, le tout doté d'un éclairage qui met en valeur l'ensemble.

 

 

 

 

Parties intérieures : éléments remarquables

Au plafond, quatre taches noires signalent les ouvertures de vases en grès orientés vers le centre du chœur. Ce sont les orifices de vases acoustiques destinés à renvoyer et amplifier les ondes sonores. Ils datent vraisemblablement du XIIIème siècle.

 

 

 

Au XVIIIème siècle, on construit un nouvel autel, décalé par rapport au fond de l'église, laissant ainsi un espace pour aménager une sacristie. Le retable de Béneauville reprend l'architecture des arcs de triomphes romains. Il est formé de deux pilastres corinthiens : colonnes avec chapiteaux à petites volutes, soutenant une corniche arrondie. La toile centrale, exécutée sur place, est dédiée à l'immaculée conception et date du XIXème siècle. De chaque coté, les portes de la sacristie sont ornées de frontons aux formes tourmentées avec des coquilles et des rinceaux surmontés de décoration en forme de vases enflammés. Le retable possède un tabernacle en bois sculpté de style Louis XV avec une partie supérieure de style renaissance encadrant un Christ en croix d'ivoire dit « janséniste » car il a les bras tendus vers le ciel et non pas horizontaux comme de coutume.

 

   

L'antépendium: tableau décorant la partie basse de l'autel, possède un frère dans l'église de Moult. La toile est ornée de rinceaux et d'un médaillon au cadre rocaille représentant la nativité.

 

 

 

 

 

Détail de la litre

Une litre est une large bande noire que les seigneurs ont le droit de faire peindre dans les églises en l'honneur des morts de leur famille. Elle est ornée des armoiries des seigneurs de la paroisse. Exécutée à la demande de Louis de Fribois, elle porte uniquement ses armoiries répétées en deux formats à des intervalles réguliers. Les seigneurs marquent ainsi leur patronage.

 

 

 

Détail d’une pierre tombale

Comme dans la plupart des églises anciennes, le sol possède plusieurs pierres tombales dont malheureusement la lecture est impossible. Les registres paroissiaux nous indiquent que, dans le chœur, on inhume généralement les prêtres et les seigneurs « patrons » de l’église. Les autres sont enterrés dans la nef et les pauvres dans le cimetière. Sur cette image on distingue encore : « …femme de Charles François, laquelle est décédée le 17 février 1722 âgée de 29 ans. Priez dieu pour le repos de son âme ».

 

 

 

 

 

L’un des chapiteaux représente le martyr de sainte Blandine. On distingue l’évêque Potin de Lyon et le lion qui dévore la jeune fille. Sur d’autres, on aperçoit les vignes comme celles qui poussaient à Argences.

 

 

 

 

 

Le Cimetière de Béneauville :


 

Le cimetière possède une croix  hosannière devant laquelle on chante l’hymne Hosanna en allant honorer les défunts le dimanche des rameaux. Elle est de pierre surmontée d’une croix de fer forgé. Sa base carrée repose sur un socle fait de trois marches. Elle remonte probablement au début du XVIIIème siècle car sur l’une des contremarches est gravé « Ici repose le corps de vénérable homme messireLouis le Provost prêtre curé en son vivant de cette paroisse lequel décéda le 17 d’aoust 1730 âgé de 56 ans 6 mois. Priez pour le repos de son âme ». Les registres paroissiaux confirment l’inhumation du prêtre au pied de la croix. Peut-être l’abbé a lui-même érigé cette croix car l’usage de l’époque veut que l’on enterre les prêtres dans le chœur de l’église. Il faut donc une raison sérieuse pour que l’on déroge à cette règle.

 

 

 

 

 

Sépultures des seigneurs de Béneauville

Le cénotaphe ne contient pas de corps, le mort est inhumé normalement sous terre contrairement au sarcophage. Le premier à consacrer cet usage est Claude Antoine de Fribois en 1757. A l’Est, le cimetière abrite également les tombeaux des familles de Hauteville et Lermat-Bessard du Parc.

 

 

 

 

 
 
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